Interview Lynda Renham à propos de son nouveau roman

De quoi parle ton livre La Maison silencieuse ?

Je devrais vraiment garder le silence sur La Maison silencieuse. Cependant, je peux vous en dire quelques mots. La Maison silencieuse raconte l’enlèvement de Joanna Neal, une chirurgienne pédiatrique très respectée. Joanna et son mari, Daniel Neal, mènent une vie privilégiée. Ils ont un jeune fils qu’ils adorent. Ils prévoient de fêter leurs 10 ans de vie commune, mais ce jour-là, Joanna ne rentre pas à la maison après son service à l’hôpital. Daniel reçoit alors un appel de son ravisseur qui exige une rançon. Ils n’ont pas d’ennemis. Rien n’a de sens.
Le roman se compose de trois parties et tient le lecteur en haleine du début à la fin, qui est particulièrement bouleversante.

D'où t'est venue l'inspiration pour ce livre ?

L’idée m’est venue un soir alors que je regardais une émission sur des faits divers criminels. Même si l’affaire que je regardais n’avait aucun lien avec ce qui allait devenir La Maison silencieuse, elle a déclenché l’idée, qui a mûri à partir de là. La plupart de mes idées proviennent de choses qui n’ont absolument aucun rapport, mais qui déclenchent des idées de romans.

Décris ta protagoniste, Joanna, en trois mots.

Altruiste, empathique, forte.


Quelle est ta scène préférée du livre, ou y a-t-il une scène qui t'a particulièrement émue (sans dévoiler d’éléments clés de l’intrigue) ?

La fin du livre. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire.

Comment as-tu te lancée dans l’écriture ?

J'ai toujours écrit des histoires. À sept ans, j'ai rédigé un petit texte sur mon animal de compagnie, et mon père l'a envoyé à une bande dessinée que j'aimais bien, qui l'a publié. J’ai continué à écrire à l’école, en cachette sous mon bureau, jusqu’à ce que mon professeur trouve mes cahiers et contacte mes parents. Plus tard, à l’âge adulte, j’ai repris l’écriture et je me suis tournée vers le roman. Entre-temps, j’ai écrit pour des agences de presse et j’ai publié de nombreux articles sur des sujets variés, allant de l’aliénation parentale à l’absence d'enfants non choisie et mes expériences au Cambodge, entre autres. J’ai ensuite écrit des romans de comédie romantique avant de me tourner vers les thrillers.

De quoi as-tu besoin pour écrire ? Du café ? De la musique ? Ou autre chose ?

De la musique. J’ai toujours une playlist pour chaque livre. J’ai toujours une carafe d’eau et un casque à réduction de bruit. Je suis facilement distraite par les bruits extérieurs.

Qui sont tes auteurs préférés et ont-ils influencé ton écriture ?

Iris Murdoch est l’une de mes autrices préférées. Je l’ai toujours admirée. J’ai eu la chance de rencontrer son mari et de découvrir l’endroit où elle avait l’habitude d’écrire ses livres. Je suis une grande fan de Salman Rushdie. Lorsque j’ai commencé à écrire, ma plus grande influence a été Nell Dunn, l’autrice de Up the Junction. Je suis également une grande admiratrice de Margaret Atwood.
J’ai toujours été influencée par les écrivains qui pratiquent le réalisme.

As-tu des recommandations de livres à nous faire ?

What Happened To Nina de Dervla McTiernan. Un excellent thriller.

London Belongs to Me de Norman Collins. Une très belle lecture.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan. Claire est une écrivaine exceptionnelle. On ressent chaque mot.

Une vie comme les autres de Hanya Yanagihara. Très long, mais magnifique.

Travailles-tu actuellement sur un nouveau projet ?

Oui. Je travaille en ce moment sur un thriller, ce qui me plaît beaucoup.