Autoédition : 5 erreurs courantes à ne plus commettre

Source : Sophkins/Pixabay

Le phénomène de l'autoédition continue de séduire de nombreux auteurs et ce pour de multiples raisons : le silence radio des maisons d'édition traditionnelles, la liberté d'expression par rapport à certains genres comme la dark romance, la liberté tout court ! Que ce soit par choix délibéré ou comme ultime recours après plusieurs refus de leurs manuscrits, les « auto-édités » commettent parfois des erreurs qui leur coûtent cher. Voici les 5 erreurs à éviter :

1) Faire de l'autoédition un atout marketing

Éditer son propre roman demande beaucoup de temps de travail et d'effort, mais malheureusement cet engagement ne sera pas reconnu à sa juste valeur, même par les lecteurs les plus assidus.

Pendant de nombreuses années, les livres auto-édités ont été stigmatisés et beaucoup les considéraient de qualité inférieure. Aujourd'hui, les mentalités ont (heureusement !) évolué, mais mettre en avant qu'un roman est auto-édité peut encore être associé à un manque de professionnalisme ou à une forme d'échec.

 

2) Ne pas avoir ses propres ISBN

Beaucoup d'auteurs sont tellement enthousiastes à l'idée de pouvoir publier leur premier roman qu'ils acceptent les ISBN gratuits, proposés par le service de publication qu'ils utilisent. Sachez cependant que si vous utilisez ces ISBN, votre livre sera lié pour toujours à ce service.

Le mieux est d'obtenir ses propres ISBN auprès de l'AFNIL - dont seule la demande a un coût.

 

3) Indiquer CreateSpace ou Kindle Direct Publishing comme éditeur de son livre

CreateSpace et Kindle Direct Publishing (KDP) ne sont pas des éditeurs. Ce sont des services qui permettent de référencer ou encore d'acheter des exemplaires print d'un livre. Toutefois, ces services ne prennent pas en charge les tâches d'édition, de correction, de mise en page, de conception et de marketing que les éditeurs assument. Autrement dit, ils permettent uniquement de vendre les ouvrages qui ont été importés sur leur service. Par conséquent, si vous avez l'occasion de publier de manière traditionnelle, vous toucherez un public plus large public et rencontrerez plus de succès !

D'ailleurs, vous pouvez nous soumettre votre manuscrit dès aujourd'hui !

 

4) Penser que tout le monde commande sur Amazon, y compris les libraires

Tout d'abord, rappelons qu'Amazon est une librairie ; et les libraires ne commandent pas leurs produits chez d'autres libraires, mais travaillent avec des fournisseurs. C'est pourquoi, les romans auto-édités ne se retrouveront jamais « par le plus grand hasard » dans les rayons d'une librairie indépendante ou de la Fnac.

Si vous êtes un inconditionnel d'Amazon et de votre Kindle, sachez également que ce n'est pas le cas de tout le monde. Même si Amazon domine actuellement le marché, vous rencontrerez toujours d'irréductibles gaulois préférant utiliser la très sophistiquée Kobo Elipsa ou la petite française Vivlio Touch HD. La plupart des éditeurs (si ce n'est tous) disposent des ressources nécessaires pour toucher également ce public.

 

5) Renseigner le designer de la couverture comme illustrateur

En bref, un illustrateur est quelqu'un qui fournit des illustrations pour l'intérieur d'un livre. Contrairement aux livres pour enfants, la plupart des romans et des livres non fictionnels n'ont pas d'illustrateur.

Cependant, il est courant qu'un « illustrateur » soit répertorié dans les métadonnées. S'il est obligatoire d'indiquer le nom de celui-ci (si tant est qu'il y en ait un), il est acceptable de laisser ce champ vide si votre livre ne compte aucune illustration.

 

Si vous avez encore des doutes quant à la publication de votre roman et que vous avez besoin de conseils ou de soutien, n'hésitez pas à nous contacter !